Cuba, l’île figée dans les sixties

Cuba, l’île figée dans les sixties
9
novembre
2016

Vous avez décidé de partir en vacances à Cuba via Corendon ou Expedia par exemple ? On parle souvent de la belle île, de ses paysages surprenants et de ses rues, de ses populations colorées, chantantes et dansantes ! Ce qui est bien plus surprenants encore, c’est lorsque l’on y regarde de plus près, et que l’on découvre que l’île semble s’être arrêtée dans le temps et dans l’évolution, son apparence lui confère des allures d’années soixante au beau milieu du vingt-et-unième siècle, et ce n’est pas sans déplaire aux touristes qui y voient un folklore traditionnel bien plus qu’une raison historique.

Pourquoi cette apparence des sixties ? La raison est très simple : en 1962, les Etats-Unis ont décidé d’établir un embargo. Un embargo, c’est une isolation, et dans le cas de Cuba, une isolation économique et commerciale. De ce fait, ne pouvant pas commercer librement, la société cubaine n’a pas pu évoluer matériellement. Après 53 ans d’embargo américain à Cuba, Raul Castro a demandé en janvier 2015 la levée de l’embargo, toujours en discussion.

Les belles voitures de Cuba

Ce qui frappe le plus dans les rues de Cuba, ce sont les voitures tout droit sorties des années 50 et 60. C’est une des conséquences les plus originales et des plus pittoresques de l’île, puisqu’en effet, l’importation de voitures était interdite avant 2013, alors il a fallu rafistoler les modèles présents sur place. Ce qui signifie que les garagistes cubains réparent sans cesse depuis les années 60 les mêmes modèles. Les rues de Cuba deviennent alors un véritable musée de plein air.

De drôles d’inventions

On sent et on observe très précisément à Cuba un air de débrouillardise exceptionnel. En plus du rafistolage, les constructions maisons font partie malgré elles du folklore local. Avec un peu de matériel (à trouver sur Collishop si l’âme voue en dit d’avoir le même type en Belgique) et une imagination débordante, les inventions ont fleuries, surtout dans les années 90. Pas de bateau ? Pas de problème, une carcasse de voiture, des barils, cela fera l’affaire.

La technologie n’y existe pas

Les installations locales sont très limitées et certaines peuvent parfois dater de bien plus loin encore que les années 60 ; par exemple, l’île possède deux trains électriques appelés trains « antédiluviens » datant de 1918, qui profitent aussi bien aux touristes qu’aux travailleurs, presque cent ans après. On est bien loin de la rapidité du Thalys ici… Les installations liées aux communications sont également très pittoresques : peu de services télécom qui sont en plus très chers, l’accès à ces outils de communication ne concerne même pas 5% des cubains.

Le Che est toujours vivant

La révolution y est encore très présente dans le paysage cubain. Des portraits de Fidel Castro, le « Che », lors de la révolution tapissent encore les rues avec ses slogans évocateurs. Cet élément rend encore plus étrange l’ambiance dans les rues, mais aussi passionnant, et cela contribue au fait que rien ne semble avoir bougé du tout depuis la révolution, l’île est toujours figée. Mais qui sait, peut-être que les avancées apparaîtront bientôt…