Les descendants italiens à travers le monde

Les descendants italiens à travers le monde
24
mars
2018

L’Italie ne fait pas parti de ces pays colonisateurs de grande ampleur. D’ailleurs, l’italien n’est une langue officielle et majeure qu’en Italie, en Suisse, au Vatican et à Saint-Marin, c’est-à-dire en Italie ou dans ses régions frontalières. Cependant, en voyageant dans des parties plus éloignées du monde, on trouve quelques communautés italophones surprenantes. Un dialecte italien, des coutumes qui leur sont propres, partons à la découverte de trois communautés italiennes installées à l’autre bout du monde.

Les Italo-Américains à Little Italy aux Etats-Unis

Bien sûr, pour commencer, il faut parler de ces Italiens qui ont émigré à New York dans les années 1890, devenant la communauté « Italo-américaine ».

D’où viennent-ils ?

En 1890, à cause de la misère en Italie méridionale, de nombreux Italiens décident d’émigrer de l’autre côté de l’Atlantique. Ils émigrent pour travailler dans le bâtiment, et, ils représentent par ailleurs la quasi-totalité des employés de travaux publics à New York en 1890. La plupart de ces Italiens viennent de la Sicile, de Naples et de la Calabre. Si certains d’entre eux retourneront sur leurs terres natales, une communauté se créer au sein de la ville de New York, les « Tony » comme on les appelle là-bas, tous parqués sur Mulberry Street que l’on appellera désormais « Little Italy ».

Qui sont les habitants de Little Italy au 21ème siècle ?

Little Italy n’est pas un quartier qui représente la communauté de l’actuel territoire italien. La communauté italo-américaine n’a pas évolué comme les Italiens. Ce quartier représente le mélange de cultures et de traditions des Calabrais, Napolitains et Siciliens de la fin du 19ème siècle. Avec les fêtes de San Gennaro et du Saint Patron de Naples, ils conservent leurs identités régionales transatlantiques. On y parle le dialecte napolitain, calabrais et sicilien du 19ème siècle, ce qui n’est pas si proche de la langue de Dante.

La communauté de Chipilo, Mexique

Au cœur du Mexique vit une petite communauté qui n’a rien de comparable à ses compatriotes Mexicains. Ce sont les chipileños, des descendants italiens hors du commun.

Les origines de la communauté chipileña

La communauté chipileña a été fondée en 1882 lorsque des Vénitiens immigrèrent dans la région de Puebla au Mexique. Ces Vénitiens, originaires de Segusino près de Venise, ont immigré au Mexique à cause de la pauvreté de leur région et des inondations qui ont détruit leurs cultures et décimé leur bétail. C’est un village isolé dans la sierra, que presque aucun Mexicain ne connaît.

Une langue à part

Ce qui étonne le plus lorsque l’on débarque à Chipilo, c’est la langue qu’on y parle. En effet, la langue n’a rien à voir avec l’italien actuel puisque lors de l’arrivée de ces immigrants, on parlait un Vénitien pur. Aujourd’hui, le chipileño n’a pas de grammaire officielle, il évolue au fil des ans. Il existe tout de même un dictionnaire mexicain-vénitien-italien-chipileño, qui ne pourrait servir à personne d’autre qu’aux habitants de ce village et des quelques curieux qui y mettent les pieds.

Les Italiens de Rio Grande do Sul, Brésil

Tout comme au Mexique, on peut trouver une communauté de descendants italiens au Brésil, à Rio Grande do Sul.

L’histoire de l’immigration italienne à Rio Grande do Sul

Entre 1875 et le début de la Première Guerre mondiale, le Brésil accueille une grande immigration italienne, dont la plus grande partie est originaire du nord de l’Italie, plus spécifiquement de Vénitie. Après l’abolition de l’esclavage, le Brésil avait besoin de main-d’œuvre dans les vignes et dans les plantations de café, et ces immigrants italiens constituaient la plus grande partie de la main-d’œuvre agricole.

A la découverte du « talien »

Le talien, c’est la langue que parlent les descendants italiens situés à Rio Grande do Sul et dans les quelques régions environnantes où ils ont immigré. C’est en fait un dialecte issu du Vénitien, mélangé à d’autres dialectes du nord de l’Italie et au portugais. Là-bas, on l’appelle le « Talián » ou le « Vêneto », mais cette fois-ci, ce sont presque quatre millions de personnes qui le parlent, rien à voir avec les chipileños.

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