Quand la nature collabore avec le street art

Quand la nature collabore avec le street art
22
novembre
2016

C’est dans le métro de New York dans les années 70 que le street art, ou art urbain, a vu le jour. Le street art, c’est l’ensemble des manifestations artistiques qui se trouvent dans la rue, autant dire que la discipline est variée, regroupant aussi bien les graffitis, mosaïques et pochoirs que les sculptures. 

Peu de reconnaissance artistique

the legend of giantsMalheureusement, la pratique n’a pas toujours eu bonne réputation, les tags, ces signatures en graffitis parfois peu harmonieuses, ont envahit les villes au grand dam des mairies ce qui a fait du street art un ennemi public, considérant que cela vandalisait salissait la ville.

De plus, la plupart des citadins ne voyant pas l’intérêt de ces signatures qui selon eux « amochent » l’environnement urbain, une idée a germé dans la tête des plus grandes figures de la discipline. Mêler la discipline à la nature, de quoi adoucir l’environnement urbain et faire apprécier aux citadins le street art.

The Legend of Giants (Natalia Rak, Białystok 2013)

Un jeu artistique avec la nature

afra taino street artLes street artistes jouent avec la nature présente dans les espaces urbains, ce qui rend le graffiti vivant et ce qui permet, d’une certaine manière, de préserver cette nature qui devient de plus en plus rare, car sans elle, le graffiti n’a plus de sens.

Interagir avec la nature en milieu urbain, c’est aussi la mettre en valeur, cet arbre à côté de l’œuvre de Natalia Rak a une toute autre importance avec le graffiti qui le surplombe, car sans lui, ce serait un simple arbre devant lequel les gens passeraient, sans peut-être même le voir.

Ces œuvres n’ont pas qu’un seul auteur, c’est la façon dont les street artistes collaborent avec Mère Nature.

Afro Taino (Gabz LPA, San Cristobal 2014)

Oeuvres souvent humoristiques

oeuvre de bansky de street art better out than inLe milieu urbain et la nature ne cohabitent pas toujours sereinement, mais lorsqu’ils réussissent à s’entendre, les œuvres qu’ils créent ensemble peuvent être humoristiques, peuvent dénoncer des vérités sur l’environnement et la pollution urbaine – un street art alors militant – tout simplement magnifiques mais dans tous les cas, ce sont des œuvres uniques.

Ce ne sont plus seulement des œuvres en 2D, sur une simple surface plane offerte par un pan de mur, mais bien des œuvres en 3D. Le pouvoir artistiques réside en la capacité de détourner les éléments.

Le street art est un art éphémère lorsqu’il se créé avec la nature. La nature est en perpétuelle évolution et c’est aux street artiste de s’adapter pour mieux créer.

La limite entre street art et vandalisme

Le contraire existe aussi. C’est-à-dire, le street art s’invite au cœur de la nature. On le croyait dedié au territoire urbain uniquement, mais voilà qu’il s’invite dans les espaces naturels également, avec un peu moins d’enthousiasme. Dans le canyon de Cucamonga en Californie et le canyon de Rattlesnake, les roches se sont trouvées recouvertes en 2013 de milliers de graffitis : un phénomène très controversé dans la région, les autorités traquant ces graffeurs « vandales », qui sont aussi bien pourchassés par les grands noms de la discipline.